Le Club – Partie 19

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Nous sommes dans une ville imaginaire nommée Lilleland, un groupe d’hommes riches et puissants a fondé un club très secret avec pour objectifs d’écraser toute la région sous leurs bottes et de soumettre de jeunes femmes innocentes à leur bon plaisir.

Les membres du club :

David Angel, 35 ans, riche homme d’affaire blasé qui débarque dans la région. Son arrivée semble être l’élément fondateur du club.

Le juge de Saint Servier, 65 ans, juge puissant, il est surtout l’homme politique le plus influent de toute la région. C’est surtout le produit d’une éducation chrétienne stricte qui l’a frustrée pendant toute sa vie et dont il s’est totalement libéré grâce au club.

Guillermo Diaz, 45 ans, c’est un ancien émigré espagnol devenu millionnaire en fondant des sociétés spécialisées dans les services. Il a décidé de diversifier ses affaires en achetant un bar plus que particulier où il fait travailler ses victimes.

Guillaume Uron, 29 ans, c’est un riche héritier aux tendances psychopathes. Il a participé à la ruine de Sabato Orso, l’un des hommes les plus puissants de la ville et s’est notamment emparé d’Excelsior, son hôtel de luxe. Il est aussi le propriétaire d’un bar à pute.

Jean Laroquette, 58 ans, directeur de l’école Oscar Bono, c’est le responsable de l’académie où sont scolarisés tous les enfants de la haute société de Lilleland mais aussi un pervers de la pire espèce.

Antonin Marius, 41 ans, commissaire de police, c’est le chef de la police de Lilleland qui cache un pourri de la pire espèce sous des allures d’homme intègre.

Les victimes du club :

Amandine Blenon, 37 ans, c’est la femme d’un notable reconnu qui s’est compromis dans de sales affaires d’escroqueries. Abandonnée par son mari et ses amis, elle est tombée entre les griffes d’Angel qui s’est emparé de tous ses biens et s’est installé chez elle, la transformant en esclave entraînant sa fille Laura, 18 ans, avec elle.

Christine Veron, 31 ans, éducatrice spécialisée dans un centre d’hébergement pour sans abri, victime d’un chantage de la part d’Angel, elle se retrouve obligée de céder à tous ses désirs.

Jennifer Guillot, 19 ans, jeune marginale du centre. Angel provoque sa chute et la transforme en esclave afin de piéger Anne-Marie Leo, 25 ans, assistante sociale dans ce même centre.

Madeleine et Sarah Bonnet, 19 ans et 18 ans, lycéennes, manipulées toutes les deux par le juge avec l’aide d’un voyou nommé Jérôme (par la suite assassiné par le juge), elles sont désormais les esclaves sexuelles du vieillard lubrique.

Théodora Lupa, 40 ans, commerçante et femme politique, elle a dû tout accepter du juge pour éviter de se retrouver condamner à une longue peine de prison au Mexique.

Muriel Guri, 20 ans, serveuse. Fille aînée d’un homme d’affaire, elle doit désormais se plier à la volonté de Diaz et de son âme damnée Humberto pour rembourser les dettes de son père.

Delphine Rugol, 27 ans, fonctionnaire. Elle a perdu une énorme somme d’argent en jouant avec Diaz qui désormais l’oblige à travailler dans son bar en extra et en profite pour abuser d’elle quand il le désire.

Caroline Georges, 32 ans, ingénieure et responsable de projet au conseil régional. Diaz a découvert qu’elle est en réalité un imposteur et il se sert de ce secret pour la faire chanter.

Harmony Vega, 22 ans, ancienne responsable d’accueil d’hôtel, Uron l’a jetée à la rue et contrainte à finir par travailler comme prostituée dans son bar pour survivre.

Angelica Rubicosa, 23 ans, superviseuse à l’hôtel Excelsior. Pour sauver sa situation, cette jeune feme a d’abord dû se vendre à Diaz avant de devenir l’esclave d’Uron.

Bella Cathy, 32 ans, Lieutenant — colonel de l’armée. Uron a découvert un secret dans son passé et réussit à soumettre cette femme forte.

Sonia Ordoz, 20 ans, étudiante, fille d’un riche notable prise en train de tricher à un examen important, elle est devenue l’esclave de Laroquette pour ne pas être déshéritée par son père.

Anita Fuentes, 26 ans, professeure, réfugiée politique, Laroquette a réussi à compromettre ses chances d’obtenir un permis de séjour et désormais elle est obligée de se plier à sa volonté sous peine d’être expulsée dans son pays d’origine où elle est condamnée à mort par la dictature.

Morgane Bastier, 18 ans, lycéenne, Laroquette lui fait subir un lavage de cerveau pour en faire sa parfaite petite esclave.

Amanda-Jean Carpenter, 30 ans, policière interrégionale, victime d’un chantage de la part de Marius qui tient sa sœur Olivia, 22 ans, en otage qui l’oblige à se plier aux désirs de Diaz.

Anna Belknap, 28 ans, experte scientifique de la police de Lilleland, Marius a découvert qu’elle a envoyé un innocent à la mort et se sert de ce secret pour abuser d’elle à chaque fois qu’il le désire.

LES ENNEMIS DU CLUBS :

Thierry Diomandé, 41 ans, détective privé, père d’Opale Opaline, victime décédée d’Angel, c’est aussi un ancien policier qui a connu une guerre larvée vieille de 10 ans.

Thomas Serfati, 40 ans, appelé aussi le « frère », considéré comme un anti-héros à Lilleland, il a naguère combattu son frère, l’ancien chef de la pègre de la région dans une lutte qui s’est terminé dans le sang. Aujourd’hui, il revient à Lilleland pour aider son ami Thierry à venger sa fille.

CHAPITRE 1

Marius savourait sa première victoire. Il avait tenu ses engagements envers le club avec une célérité qui devait avoir bluffé tous ses futurs collègues. Il l’espérait en tout cas car il ne comptait pas en rester là. Le pire restait à venir pour ces fous qui pensaient être les maîtres de la région. En plus de la soumission des sœurs Carpenter et d’Anna Belknik, le commissaire avait travaillé à un projet bien plus ambitieux : devenir le maître du Club. Ce n’était pas facile mais il savait déjà qu’il tenait Diaz depuis qu’il avait accepté de lui livrer Amanda-Jean Carpenter en pâture. Il ne devait pas rester grand-chose de la policière depuis qu’elle était la résidente permanente de la tour aux horreurs de l’homme d’affaire mais si jamais quelqu’un l’apprenait, Diaz était fini. La police interrégionale était bien plus difficile à manœuvrer que les polices locales, Marius était bien placé pour le savoir. Ses hommes travaillaient aussi d’arrache pied sur l’accident malencontreux de la famille masöz gaziantep escort du frère d’Uron qui avait fait de ce dernier un millionnaire heureux et les résultats étaient plus qu’encourageants. Marius trouvait incroyable que l’enquête précédente avait été aussi sommaire mais il y voyait là la patte du juge. Justement il tenait aussi ce dernier en son pouvoir. Depuis l’affaire Thierry Diomandé, le juge était constamment sous la protection de ses hommes afin d’éviter qu’il ne soit à nouveau menacé par un importun du genre de ce détective privé au passé trouble. Bien entendu, ces gardes du corps pouvaient tout aussi bien devenir des geôliers si les circonstances l’imposaient et le juge en avait certainement déjà conscience. En fait le seul à être encore totalement invulnérable à ses manœuvres restait Angel. Cet homme d’affaire avait passé toute sa vie à l’étranger ce qui faisait qu’il était impossible à Marius de faire jouer ses réseaux pour obtenir des informations sur lui. Depuis qu’il était à Lilleland, Angel se distinguait par une prudence impressionnante se servant de prête-noms à chaque fois qu’il s’impliquait dans des affaires légales ou non et il avait transformé sa résidence en une véritable forteresse protégée par une petite armée. Cependant, David Angel n’inquiétait pas Marius outre mesure, si le commissaire réussissait à circonvenir les trois autres membres du Club comme il comptait le faire, le dernier n’aurait pas d’autre choix que de se plier à sa volonté ou à disparaître. Marius sourit, dans peu de temps il deviendrait l’homme le plus puissant de cette région.

CHAPITRE 2

Thierry conduisait la camionnette dans les rues de Lilleland. Il avait acheté ce véhicule sous son nom d’emprunt car il était adapté autant pour se déplacer que pour réaliser des planques discrètes. Quand ils entrèrent dans la circulation du centre-ville, Thomas se décida à lâcher ce qu’il avait sur le cœur. -Je suis passé l’Excelsior et j’ai rencontré une certaine Angelica… -Rubicosa, compléta Thierry. -Depuis quand Sabato Orso a-t-il retrouvé une de ses filles? -En fait, il avait retrouvé les deux. L’autre s’appelle désormais Harmony Vega. Cependant, ce n’est pas aussi simple que cela puisse paraître, Paul ne lui a pas fait de cadeau. Elles n’ont aucun souvenir de leur passé et ne savent pas qu’il est leur père. Il a longtemps hésité à leur révéler toute la vérité avant de décider de les engager seulement auprès de lui à des postes de qualité. Laisse-moi te dire que voir des jeunes filles d’un peu plus 20 ans placées à des postes de haute responsabilité en a fait jaser plus d’un. -Tu en sais beaucoup. -Qui crois-tu qui les ait retrouvées? Sabato a passé des années à rechercher ses filles après que Paul les ait fait kidnapper à la sortie de leur école. Il avait cru ton frère quand il lui avait affirmé les avoir vendues à un de ses clients du golfe comme il l’avait fait avec d’autres filles à cette époque. -C’était quand même peu probable, les autres filles étaient toutes majeures. Paul était une pourriture mais il a toujours eu une limite : il ne frayait pas avec les pédophiles. C’était une des raisons qui faisait qu’il n’a jamais fait d’affaire avec Jacques Veron en dépit des appels du pieds que ce dernier n’a jamais cessé de lui faire. -Oui mais il n’a pas épargné Orso pour autant. Les composantes sexuelles en moins, les filles ont subi le même lavage de cerveau que les autres victimes de l’organisation du loup. On leur a effacé leur mémoire et remplacé par une autre puis elles ont été adoptées par des familles de la « cour des miracles ». Les détectives payés par Orso ont épuisés des fortunes à les traquer à travers le monde en suivant les faux indices laissés par Paul alors qu’elles se trouvaient tout prés de lui. -Il devait vraiment être désespéré pour venir vers toi après tout ce qu’il a fait pour nous éliminer du tableau de Lilleland. -Je ne te le fais pas dire et je le lui ai fait payer. C’est grâce à lui que j’ai pu acheter mon bureau dans le centre ville et toutes mes autres propriétés. Reste que les retrouvailles entre Orso et ses filles auront été bien courtes puisque un peu plus d’un an après, il était acculé à la ruine par de mauvaises affaires et il se retirait à l’écart de Lilleland, bien trop fier pour assumer son échec. -Et il a abandonné ses filles sans savoir à quoi il les exposait. Thierry quitta les embouteillages des yeux pour se tourner vers Thomas, l’air dubitatif. -Je te l’ai dit, j’ai vu Angelica Rubicosa puisque c’est comme ça que s’appelle désormais Paola Orso et j’ai compris ce que tu me disais. Cette fille respirait la soumission par tous les pores de sa peau ; elle m’a rappelé certaines victimes de Paul. Thierry reporta son attention sur la route sans rien ajouter, conscient que le nombre de jeunes femmes marquées au fer rouge devait être bien trop important à son goût. Il fit ralentir la camionnette puis se gara dans une grande rue passante. -Le juge de Saint Servier habite là, indiqua-t-il. Comment veux-tu agir? Thomas considéra l’immeuble. C’était un grand ensemble d’une bonne cinquantaine d’appartements luxueux en périphérie de la ville. Impossible de passer par les toits et une effraction ne passerait pas inaperçue, il allait falloir ruser pour se faire inviter dans l’antre du loup. Alors qu’il réfléchissait au moyen d’aller faire un repérage à l’intérieur, Thierry lui tapa sur le bras et lui indiqua une voiture garée de l’autre côté de la rue. Deux hommes s’y trouvaient installés. -Des flics, identifia le détective privé. -Démarre, ordonna Thomas. Pas trop vite, pour ne pas qu’ils nous repèrent. Thierry fit repartir la camionnette et ils passèrent devant la voiture des policiers pour s’éloigner de l’appartement de de Saint Servier. L’appartement du juge était placé sous protection policière ce qui signifiait qu’il était intouchable. Thierry pesta, ce n’était pas là qu’ils obtiendraient les informations qu’ils recherchaient. -Il nous reste une option, assura Thomas. Si la maison du juge est trop protégée, il nous reste son bureau. -Comme si c’était mieux, soupira Thierry. Je te rappelle qu’il se trouve en plein cœur du palais de justice. -Je sais, rajouta Thomas d’un air entendu, je sais.

CHAPITRE 3

Les yeux encore rougis par les pleurs, Sandrine Forci se dirigeait vers l’entrée gaziantep masöz escort de la résidence de David Angel. Conformément à la volonté de l’homme d’affaire, elle venait à lui à pieds sans aucune autre affaire que les vêtements qu’elle portait sur elle. Accepter l’ultimatum de ce salaud avait la décision la plus terrible de son existence et Stéphane et elle n’avaient pas dormi une seconde la nuit précédente. -Je veux que vous deveniez mon esclave, avait fixé comme condition Angel à la fin de leur calvaire et rien chez lui ne laissait apparaître qu’il réalisait à quel point son exigence était inconcevable. Dans le cas contraire, je continuerais à m’acharner sur vous et tous les membres de votre famille jusqu’à que vous en soyez tous réduits à la soupe populaire. Ils furent totalement incapables de réagir devant cet homme qui menaçait tout simplement de détruire leur vie. Angel sembla satisfait de son effet et se dirigea vers la porte d’entrée. A mi chemin cependant, il s’arrêta et se retourna. -Vous avez jusqu’à demain pour vous décider. Ensuite, je relancerais la machine et plus rien ne l’arrêtera. Au pire, vous servirez d’exemple pour mes autres voisins afin qu’ils ne tentent plus de s’opposer à moi. Il marqua un nouveau temps d’arrêt puis reprit. -Et vous devriez contacter vos parents, je pense qu’ils vont vous apprendre des informations intéressantes pour votre décision finale. Ce fut le déclic pour Sandrine qui trouva enfin la force pour sortir de son état de choc. Elle hurla et voulut bondir sur Angel. Elle s’était déjà opposée frontalement à cet homme peu de temps auparavant et pensait être de taille à le remettre à sa place. Elle se trompait. Avant même qu’elle n’eut parcouru la moitié de la distance qui la séparait du monstre qui lui servait de voisin, ce dernier avait fait plusieurs pas dans sa direction et la cueillit d’un direct qui la fit presque tomber dans les pommes. Stéphane esquissa un geste pour sauter à sa rescousse mais Angel s’était déjà tourné dans sa direction et leurs regards se croisèrent. Le duel psychologique ne dura que quelques secondes et Stéphane le perdit piteusement. Il fut incapable du moindre geste, paralysé par la peur. Angel quitta alors leur maison sans rajouter la moindre parole. Stéphane aida son épouse à se relever mais il fut incapable de croiser son regard tant la honte de n’avoir pu la défendre le tenaillait. Rongée par la rage, Sandrine ne dit rien non plus, elle se releva la joue gonflée et se dirigea vers le téléphone ; elle devait savoir si la dernière phrase d’Angel n’était qu’une menace creuse. Elles ne l’étaient pas malheureusement. Le père de Stéphane lui annonça qu’une grande chaîne de magasin avait le projet de s’installer justement dans le quartier où il travaillait depuis des années. Cela voulait dire qu’il risquait la ruine purement et simplement. Son père qui n’avait pas droit à la retraite comptait sur la revente de son magasin pour financer ses vieux jours et cette nouvelle aussi terrible qu’improbable, ruinait tous ses espoirs. Le pire fut quand le père de Sandrine lui avoua qu’il était sous le coup d’un redressement fiscal ce qui n’était déjà pas une bonne nouvelle mais qu’en plus le zélé fonctionnaire des impôts qui inspectait ses comptes depuis quelques jours avait trouvé la trace d’un compte offshore dans les îles caïmans à son nom. Il ne savait pas d’où sortait ce compte mais était désormais accusé de blanchiment d’argent et risquait une amende énorme voire la prison. Quand elle raccrocha, Sandrine comprit qu’Angel était capable d’étendre ses griffes même en dehors de la région et qu’elle devait aussi penser à ses trois filles qui ne devaient pas subir la folie de ce monstre. En dépit du dégoût que cette décision lui procurait, elle finit par décider de céder. Le soir même, elle appela Angel. -Parfait, triompha son voisin. Alors voilà ce qui va se passer : dès demain la larve qui vous sert de mari et vos enfants quitteront votre maison. Je vous enverrais des déménageurs pour les aider à emporter toutes leurs affaires. Quant à vous, une fois que vous leur aurait fait vos adieux, vous viendrez à moi, seule, à pieds et sans bagage. Et ce fut ainsi qu’elle se retrouva devant cette grande porte en acier à attendre le bon vouloir d’un homme en arme qui la détaillait de haut en bas d’un air qui en disait beaucoup sur ses intentions. Finalement, il lui ouvrit la porte et elle dût remonter l’allée qui menait à la résidence qui appartenait naguère à la famille Blenon. Elle connaissait parfaitement cet endroit pour y avoir été parfois invitée quand Jérôme Blenon était encore le maître des lieux même s’ils n’étaient pas particulièrement en bons termes. Les Forci étaient de petits bourgeois arrivés de fraiche date dans la région pour qui il était difficile de ses faire accepter par les notables de la ville tellement élitistes. Elle coupa donc par un petit escalier qui permettait d’arriver plus rapidement à l’entrée de la villa quand on venait à pied mais qui était rarement utilisé puisque les invités venaient quasiment toujours en voiture compte tenu du relatif isolement de la résidence. Elle arriva devant la porte et voulut taper mais la porte s’ouvrit avant. Elle se retrouva en face d’une jeune fille brune d’une vingtaine d’année, vêtue d’une manière tellement obscène qu’elle en eut un hoquet de surprise. La jeune fille lui jeta un regard agressif qui l’effraya mais lui fit signe d’entrer. Sandrine vit alors que le vêtement de cette enfant lui dénudait totalement l’arrière du corps. Comme elle ne faisait aucun geste pour la suivre, l’enfant obscène retourna vers elle son regard agressif et Sandrine comprit qu’elle la considérait comme une rivale. Elle sut immédiatement aussi qu’en dépit de son âge, cette jeune fille était dangereuse et qu’il valait mieux éviter de lui donner des raisons de déverser sa colère. Elle entra donc et la suivit. En entrant, la première chose qu’elle entendit furent les gémissements de plusieurs femmes et son malaise s’accentua et ce qu’elle découvrit dans le salon ne l’arrangea pas. Elle vit Angel et il n’était pas seul. Trois femmes d’âges différents, toutes habillées en soubrettes obscènes comme la jeune fille qui la guidait, se trouvaient avec lui. Une d’entre elle était aussi jeune que celle qui l’avait accueilli et, pour son horreur, gaziantep masöz escort bayan Sandrine la reconnut il s’agissait de Laura Blenon, la fille de l’ancien maître des lieux. Elle portait un gode ceinture qu’elle enfournait dans le vagin d’une femme bien plus vieille qui se trouvait à quatre pattes sur la table au milieu du salon. Il fallut quelques secondes à Sandrine pour sortir de son état de choc et identifier Amandine Blenon, la propre mère de Laura. La scène était impensable. Laura était en train de besogner sa propre mère. Le pire était que la fille faisait montre d’une énergie impressionnante faisant haleter et crier sa pauvre mère qui par ailleurs avait les yeux emplis de larmes. Assis sur un canapé, Angel profitait de ce spectacle affligeant et semblait en tirer un plaisir immense. Il fallait dire, qu’en plus, la dernière des femmes, une brune qui semblait avoir un peu moins de 30 ans, s’était empalée sur son membre et allait et venait verticalement. Elle faisait dos à Angel et Sandrine pouvait donc voir toutes les expressions de cette inconnue qui semblait prendre incroyablement de plaisir dans cette situation humiliante. Puis, Angel se rendit compte de sa présence.

CHAPITRE 4

Marius ne s’attendait pas à être ainsi convoqué par de Saint Servier et le lieu était assez imprévu puisqu’il s’agissait du bureau de Laroquette à l’école Oscar Bono. En entrant dans le bureau, le commissaire se rendit immédiatement compte que le juge enrageait. -Vos hommes ont fouillé mon appartement, lui lança le vieillard rouge de colère. Ils ont même osé toucher à mes petites. Si Kono n’était pas intervenu ils les auraient certainement violées. Marius pesta intérieurement : décidément, Hugo n’apprendrait jamais à se contrôler mais l’essentiel était ailleurs. Cette fouille avait été ordonnée par Marius lui-même dans l’espoir de trouver enfin ces célèbres dossiers secrets grâce auxquels le juge tenait de nombreux notables entre ses mains mais aussi pour lui faire comprendre qui était le patron juste avant la soirée où il comptait prendre les commandes du Club. Le juge devait se sentir affreusement vulnérable en ce moment et c’était exactement l’effet escompté. -Voyons mon cher, commença Marius sur un ton mielleux. Ce n’était qu’une fouille de sécurité pour nous assurer que votre appartement n’est pas sous surveillance. -Mon œil, grogna le juge. Cette surveillance devient bien trop serrée à mon goût, j’exige qu’elle soit levée. -C’est prématuré. -Diomandé est mort, je ne risque plus rien. -Qui dit que demain quelqu’un d’autre ne viendra pas vous menacer et vous ne pouvez pas vous reposer sur votre seul chauffeur. -Alors je m’arrangerais autrement mais sans les rustres qui vous servent d’assistants. -Et si moi je décide que ce n’est pas suffisant. -Mais vous n’avez pas le choix. Les deux hommes s’affrontèrent du regard attendant que l’un des deux cède mais de Saint Servier surprit Marius : il se mit à rire. -Mon cher Antonin, déclara le juge après s’être calmé. Vous pensiez vraiment que je n’avais pas lu dans votre jeu. Que je ne sais pas quels sont vos objectifs réels? Votre rêve absurde de devenir le maître du Club. -Mais je le suis déjà. De Saint Servier éclata de rire à nouveau. -Je suis sûr que cette nouvelle plairait beaucoup à votre ami William Fossett. A l’énoncé de ce mot, Marius blêmit et recula de deux pas. Le juge jeta alors une pochette sur le bureau de Laroquette. Le commissaire se pencha pour déchiffrer ce qu’il y avait d’écrit. Il vit que ce dossier portait son nom. -Vous êtes intelligent, le complimenta le juge. Très intelligent même. C’est pour ça que je me suis posé quelques questions. Pourquoi un homme aussi doué que vous a végété aussi longtemps que vous au poste de responsable de secteur et qu’il a ensuite été obligé de quitter sa région pour obtenir enfin les responsabilités dont il rêvait tant? Il se trouve que vous n’êtes pas le seul à posséder des relations dans les autres régions et les miennes m’ont donnés toutes les réponses que je voulais. Vous avez passé prés de trois ans et demi sous le microscope de la police interrégionale et notamment d’un certain William Fossett, un directeur d’unité à la réputation irréprochable et, contrairement à la vôtre, méritée. On peut dire qu’il a voulu avoir votre peau et il a bien failli l’avoir. -Seulement failli, rétorqua Marius qui n’arrivait cependant pas cacher sa tension. -Oui mais uniquement parce qu’il n’a jamais réussi à retrouver Pamela Jackson… contrairement à moi. Le visage de Marius se décomposa puis son esprit se remit à fonctionner. Il réalisa que le juge ne pouvait que bluffer, qu’il était impossible qu’il ait réussi en quelques semaines là où lui-même avait échoué durant plus de 4 ans. Pamela Jackson, l’unique témoin du meurtre de Jamel Crose, avait disparu de la surface de la terre. -Vous avez un enregistrement vidéo de son témoignage dans le dossier si vous doutez de ma sincérité, affirma le juge qui semblait lire dans ses pensées. Votre problème est qu’en dehors de votre région vous n’êtes rien. Ce n’est pas mon cas, les personnes qui me sont redevables vivent dans les endroits les plus insolites. Vous saviez que Pamela avait des origines africaines? -Et vous avez passé des années en Afrique, comprit amèrement Marius. De Saint Servier s’adossa sur son siège en signe de relâchement : son message était en train de passer. -Vous devriez écouter le témoignage de Pamela, il est sans ambiguïté. Elle confirme vous avoir vu assassiner Jamel Crose et elle en explique même les raisons. Trafiquer de la drogue avec des gangs de bas étages : quel manque de classe, même quand on est un jeune commissaire. Marius s’empara du dossier avec poigne rageuse. -Je ne me plierais pas à votre diktat, affirma-t-il, déterminé à se battre contre ce vieillard. -Je n’ai jamais eu la sottise de croire que vous cèderiez à ce point, reconnut de Saint Servier. Même avec ce que je sais, vous conservez suffisamment d’informations sur nous pour nous faire très mal si vous le désirez et vous n’êtes pas de ceux qui obéissent aux ordres. Seulement maintenant, vous savez que nous pouvons nous aussi vous détruire si vous allez trop loin. Alors renoncez à vos folles ambitions de pouvoir absolu et acceptez seulement de la partager avec nous, le Club n’aura jamais de roi. Votre grande soirée sera bien votre avènement mais pas aussi grandiose que vous l’espériez c’est tout. De Saint Servier lui tendit la main et Marius l’accepta bien qu’au fond de lui, il se dit que tout espoir n’était pas perdu. « Le vrai pouvoir, pensa-t-il, ce sont ces dossiers secrets ». On tapa alors à la porte et Laroquette entra. -Avez-vous fini? demanda le directeur. Nos jeunes candidates attendent. -J’arrive, mon cher, répondit le juge.

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